Informez-vous
Obtenez des informations de base sur les différentes maladies
mentales et les répercussions des problèmes de santé
mentale (et des médicaments utilisés pour les traiter)
sur l’apprentissage. Apprenez-en plus sur les répercussions
d’un problème de santé mentale sur l’apprentissage
de l’étudiant. Demandez-vous ce qui peut être
fait pour aider cet étudiant à réussir.
Pour plus d’informations et de ressources à l’intention
des enseignants, veuillez consulter l’Appendice 2 : Sources
d’informations et d’idées à l’intention
du personnel scolaire.
Demandez à l’étudiant ou au parent si vous
pouvez participer à une conférence de cas ou à
une autre réunion stratégique pour en apprendre
davantage sur les besoins de l’étudiant et pour connaître
les modifications académiques requises.
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Concentrez-vous sur le positif!
Nous connaissons tous de bons et de mauvais jours, mais un mauvais
jour pour un étudiant atteint de problèmes de santé
mentale graves le simple fait d’aller en classe peut relever
de l’exploit. Les sautes d’humeur et les différences
de comportements peuvent signifier que les progrès de l’étudiant
sont irréguliers. Les modifications dans le rendement de
l’étudiant peuvent être causées par
le stress, une crise de confiance ou un changement de médicaments.
Apporter un renforcement positif et des encouragements est un
élément essentiel de la restauration de la confiance
en soi et de l’estime de soi d’un étudiant,
des facteurs qui sont souvent grandement diminués pendant
le développement de la maladie.
Ne prenez pas tout sur vous
Si vous êtes enseignant et que vous croyez qu’un de
vos étudiants montre des signes de problèmes de
santé mentale, informez-en d’autres personnes. Communiquez
avec les conseillers en orientation, les parents de l’étudiant,
l’équipe d’éducateurs spécialisés
et le directeur de l’école et insistez sur l’urgence
de la situation.
Gérer une crise
Si les symptômes d’un étudiant le rendent agité
ou agressif, ne paniquez pas et prenez le contrôle de la
situation. Parlez à l’étudiant d’un
ton calme, clair et non menaçant et emmenez-le gentiment
dans un endroit tranquille loin des autres étudiants. Il
est préférable de laisser les portes ouvertes afin
que l’étudiant ne se sente pas menacé.
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Créez un espace sécuritaire
Prévoyez un espace sécuritaire où l’étudiant
en crise peut aller. Établissez des codes à utiliser
avec l’étudiant afin qu’il puisse quitter la
classe sans attirer l’attention sur lui ou le problème.
Accueillez l’étudiant
Les crises peuvent signifier que les étudiants atteints
de maladie mentale ont besoin d’une pause en raison de détresse
mentale ou émotionnelle aiguë. Le réconfort
et le renforcement positif aide l’étudiant à
se sentir accueilli lors de son retour après un congé.
De même, aller en clase peut parfois être tout un
combat pour un étudiant présentant des symptômes
actifs. Aidez l’étudiant à sentir que vous
être content qu’il soit venu en classe (même
s’il arrive en retard!).
Écouter et établir un sentiment
de confiance
Les membres du personnel scolaire sympathiques prêts à
écouter sans juger sont d’un soutien précieux
pour les étudiants ayant une maladie mentale. Évitez
de dire à un étudiant que vous garderez des secrets,
mais dites-lui que vous êtes prêt à l’écouter
et que vous tiendrez compte de ses meilleurs intérêts.
Partagez vos observations
Les parents, les enseignants et les conseillers en orientation
sont les plus proches observateurs des jeunes. Les problèmes
qui surgissent d’abord à la maison sont souvent amplifiés
dans un environnement scolaire. Le fait de partager vos observations
sur le comportement de l’étudiant avec ses parents
et de s’informer des comportements de l’étudiant
à la maison facilitera le regroupement significatif des
différentes expériences de l’étudiant,
augmentant ainsi les chances d’identifier les signes précurseurs
de la maladie mentale.
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Soyez prêt pour les rechutes
Même lorsqu’un étudiant reçoit l’aide
dont il a besoin, vous pouvez parfois sentir que vous avancez
d’un pas, mais que vous reculez de deux. Les rechutes peuvent
être causées par plusieurs éléments
: l’évolution de la maladie, les autres sources de
stress dans la vie de l’étudiant, les changements
ou les effets secondaires des médicaments.
Cela peut prendre un certain temps avant d’établir
le type de médicaments et le dosage adéquat afin
de stabiliser la maladie de l’étudiant. Pendant ce
temps, celui-ci devra peut-être être hospitalisé
ou s’absenter de l’école. Essayez de comprendre
et ne prenez pas ces rechutes personnellement.
Respectez la confidentialité
La décision de divulguer une maladie mentale est toujours
risquée. En raison des stigmates entourant la maladie mentale,
certains étudiants ont peur d’être traités
différemment par leurs camarades de classe et les enseignants
ou que les enseignants supposent qu’ils sont incapables
de faire les travaux du cours.
Assurez-vous d’être dans un endroit privé
lorsque vous partagez des informations avec des collègues
afin que les autres étudiants ne vous entendent pas. Si
possible, informez l’étudiant des personnes à
qui vous avez parlé de sa situation.
Bien que les enseignants et les conseillers en orientation doivent
être très conscients du besoin de gérer l’information
sur la maladie de l’étudiant de manière professionnelle,
il existe certaines exceptions à la question de la confidentialité.
Si l’étudiant est agressé ou pense au suicide,
l’enseignant ou le conseiller sont légalement tenus
de divulguer ces informations.
Identifiez les besoins spéciaux
Consultez l’étudiant, les parents et les membres
du personnel scolaire afin d’identifier les problèmes
spécifiques qui nuisent à l’apprentissage.
Une évaluation des problèmes d’apprentissage
et de comportement possibles pourrait permettre d’identifier
les services spéciaux qui aideraient l’étudiant
à mieux réussir à l’école.
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Concentrez-vous sur les buts de l’étudiant
Au lieu de vous concentrer uniquement sur les difficultés
de l’étudiant, demandez-lui d’identifier ses
attentes quant à son expérience scolaire. Demandez-lui
de dresser une liste de ses barrières personnelles, à
l’école et à la maison, et des mesures de
soutien nécessaires pour atteindre leur but.
Soyez souple
Dites à l’étudiant que vous êtes ouvert
à discuter de ses stratégies de réussite.
S’il est prêt et intéressé à
suggérer des mesures de rechange faciles à gérer,
dites-lui que vous les prendrez en compte. De plus, dites à
l’étudiant qu’il peut venir vous parler si
quelque chose ne fonctionne pas.
Simplicité
Assurez-vous que la communication est claire et simple. Les directives
verbales doivent être courtes. Essayez de maintenir le contact
visuel avec l’étudiant lorsque vous lui parlez.
Misez sur des possibilités de contrôle/de
vérification
Les étudiants peuvent bénéficier d’un
contrôle extérieur car le manque d’introspection
de sa propre condition est un symptôme majeur de plusieurs
problèmes de santé mentale. Des entrevues de vérification
régulières peuvent permettre aux enseignants et
aux conseillers en orientation d’observer des signes précurseurs
qui peuvent aider à éviter les crises et aider l’étudiant
à se sentir appuyé et en sécurité.
Comment est l’apparence de l’étudiant? Négligé
ou désorganisé? Comment sont ses notes prises en
classe?
Soyez réaliste
Offrir à l’étudiant la possibilité
de réduire sa charge de cours et de suivre une combinaison
de cours à la place des cours normaux. Présentez-lui
l’idée de limiter les cours pour lesquels beaucoup
de devoirs sont demandés, tels que les cours de mathématiques
ou d’anglais, et de les combiner à d’autres
cours pour lesquels il y a peu de devoirs, tels que les cours
d’éducation physique ou de musique.
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Acquérir de bonnes techniques d’étude
Aider un étudiant à améliorer ses techniques
d’étude peut être une forme de soutien précieuse
à apporter aux étudiants ayant une maladie mentale.
Vous pouvez par exemple déterminer si un étudiant
éprouve des difficultés particulières avec
une matière, évaluer de façon générale
de quelle manière ses méthodes d’étude
pourraient être améliorées, y compris des
façons d’améliorer sa concentration et sa
mémoire et des façons d’améliorer ses
aptitudes à la lecture et à la prise de notes, répondre
efficacement aux questions, etc. Les étudiants pourraient
participer à l’élaboration de leur propre
plan d’étude à la maison au cas où
des problèmes ultérieurs nécessiteraient
un congé.
Travaillez en équipe
L’étudiant, ses parents et ses amis, les membres
du personnel scolaire et les professionnels de la santé
mentale sont tous des intervenants cruciaux de l’équipe
de soutien de l’étudiant. Il est essentiel que tous
les membres de cette équipe travaillent en collaboration
et participent à l’élaboration du plan de
soutien pour l’étudiant.
Encouragez la participation scolaire
L’école secondaire est à la fois une expérience
sociale et académique pour les jeunes. Encouragez l’étudiant
à fréquenter l’école régulièrement
et à participer à des activités parascolaires
si possible. Ces activités accroissent le sentiment d’appartenance
au groupe et aident l’étudiant à se sentir
important à l’école et motivé à
se réaliser et à participer.
Soyez gentil, indulgent et serviable
Rappelez-vous que l’étudiant est souvent incapable
d’assumer ses responsabilités en raison de sa maladie.
L’encourager peut l’aider à se sentir plus
à l’aise dans la classe et à avoir davantage
confiance en ses capacités.
Considérez un environnement scolaire
subsidiaire
Incluez l’étudiant dans toutes les discussions avec
le personnel scolaire et parlez avec ses parents, le conseiller
ou le psychologue scolaire afin de déterminer si les besoins
de l’étudiant peuvent être satisfaits dans
l’environnement scolaire actuel. Si tel n’est pas
le cas, discutez des options pour créer un environnement
subsidiaire. Si l’étudiant et ses parents décident
de se tourner vers un environnement scolaire subsidiaire, encouragez
l’étudiant à établir des contacts,
à effectuer des visites des lieux, à remplir les
formulaires et à poser des questions. Il a besoin de participer
à toutes les décisions concernant son éducation.
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Participez
Si vous aider un étudiant ayant des problèmes de
santé mentale, assurez-vous que l’étudiant,
sa famille et les autres professionnels savent que vous continuerez
de participer au fil du temps. Si vous travaillez avec un étudiant
afin de l’aider dans son apprentissage, essayez de demeurer
impliqué tout au long du semestre, de l’année
ou aussi longtemps que nécessaire.
Encouragez l’étudiant à
explorer la FG
Le diplôme d’équivalence de la FG, ou formation
générale, peut être une solution de rechange
à la poursuite des études si un environnement éducationnel
approprié n’est pas disponible pour l’étudiant
se trouvant dans un environnement scolaire régulier. Cet
examen d’équivalence d’études est très
respecté des employeurs et des établissements d’enseignement
post-secondaires. Les étudiants peuvent étudier
pour cet examen grâce à des programmes d’éducation
communautaire, des programmes d’éducation alternative
ou de manière indépendante. Le but est d’insister
sur le fait que ce diplôme ou la FG n’est que la première
étape vers l’achèvement des études.
Les étudiants qui terminent l’école secondaire
par correspondance ratent d’importantes occasions de socialisation.
Lorsque cette voie est choisie, il est important de faire participer
l’étudiant à des activités dans des
milieux sociaux compensatoires tels que le YMCA, un centre de
santé ou un organisme de sports communautaire. |